Cure de Jeûne


Checkmark de validation de la méditation par la Science

La cure de jeûne est l’un des grands types de cures détox vues précédemment.

Rappelons en premier lieu que le jeûne n’est pas un état de manque de nourriture.

Il constitue en soi un mode d’alimentation dont la source est interne: c’est une conversion à l’alimentation de réserve !

Le corps vit alors de ses réserves « prédigérées ».

Cure de Jeûne - Vitalité retrouvéeAu cours du jeûne, les cellules graisseuses relâchent les calories stockées directement dans le sang qui les répartira aux cellules de l’organisme.
Nos cellules sont alors nourries de l’intérieur
 et assurent leur métabolisme à partir des réserves de graisse et de leurs dérivés sans aucune discontinuité !

Nous pouvons comparer ce mode d’alimentation à celui d’une batterie de portable prenant le relais lorsque l’appareil est déconnecté du secteur. Hé bien bonne nouvelle, votre corps est doué de la même faculté, en plus écologique !

Déjà fort utile en soi dans la vie de tous les jours et pour la survie de l’espèce depuis des milliers d’années, cette capacité d’auto-alimentation offre en plus un bonus inestimable : celui de nettoyer et purifier l’organisme.

C’est d’ailleurs la plus ancienne technique naturelle de purification.

Sa pratique remonte à plusieurs milliers d’années et ses bienfaits vont bien au-delà de la sphère corporelle.

À la fois simple et puissante, son action d’autorégulation et d’autoguérison est à spectre large (harmonisation globale de l’organisme).

Pour rentrer un peu plus en détail et synthétiser les divers aspects d’une cure de jeûne, nous aborderons les 4 aspects thématiques suivants dans la suite de cette présentation :

  • ➜ Vertus et force du jeûne pour la santé
  • ➜ Les différents types de cure de jeûne
  • ➜ Jeûne préventif ou Jeûne thérapeutique ?
  • ➜ Séjour de jeûne : une semaine … ou davantage !

Vertus et force du jeûne pour la santé


Jeûner est une aptitude naturelle innée, au même titre qu’une partie de nos défenses immunitaires.

Les animaux jeûnent spontanément lorsqu’ils sont malades … ou bien en hiver lorsqu’ils hibernent !

D’ailleurs, sous nos latitudes, la période hivernale est semblable à une phase de jeûne dans la nature.

Un jeûne annuel de plusieurs jours, voire de plusieurs semaines, est naturellement pleinement respectueux de la physiologie humaine (voir les études scientifiques dans ce sens).

Il offre même bien plus que cela puisqu’il régénère et stimule la vitalité d’un grand nombre de fonctions physiologiques !

C’est la force intrinsèque du jeûne.

Jeûner possède de nombreuses vertus !

Entre autres, le jeûne :

  • ✜  Met au repos le tube digestif et normalise la flore intestinale
  • ✜  Diminue les phénomènes inflammatoires
  • ✜  Calme le mal de dos et les douleurs articulaires
  • ✜  Stimule le foie et ses fonctions de purification et drainage
  • ✜  Assainit et revigore les défenses immunitaires
  • ✜  Module à la baisse les sensibilités aux allergènes
  • ✜  Ralentit la croissance des tumeurs cancérogènes
  • ✜  Diminue le taux de glucose et d’insuline, combat le diabète de type II
  • ✜  Permet de perdre du poids (graisse) et de mieux contrôler l’appétit
  • ✜  Draine et élimine l’excès d’eau et de sel
  • ✜  Fluidifie le sang (diminue triglycérides et cholestérol) et allège l’effort du cœur
  • ✜  Donne un coup d’éclat à la peau
  • ✜  Harmonise l’humeur et « fluidifie » les émotions (stabilise l’émotivité)
  • ✜  Booste le moral et le sentiment de satisfaction ainsi qu’une attitude intérieure plus positive
  • ✜  Clarifie l’esprit et affute les fonctions cognitives
  • ✜  Aiguise les sens : odorat, goût, ouïe, vue
  • ✜  Combat le stress d’origine psycho-émotionnel et augmente la résistance au stress oxydatif
  • ✜  Régénère l’organisme dans son ensemble et relance la vitalité, dont la fonction digestive

Nous constatons ici que les bienfaits du jeûne s’étendent bien au-delà de la sphère corporelle.

Le jeûne induit un effet cascade de sa composante diététique dans la sphère psycho-émotionnelle.

Raison pour laquelle jeûner facilite l’accès au silence intérieur, à l’état de pleine conscience et ouvre la voie aux joies simples et profondes de l’instant présent.

Le jeûne possède son « alter ego » au niveau mental, avec lequel il se potentialise : la méditation / introspection.

Le jeûne est au corps ce que la méditation est à l’esprit.

Ces 2 outils reposent d’ailleurs sur un principe d’action commun : désencombrer, faire le vide pour permettre la libre circulation, nutrition et renouvellement :

  • ➾ Des fluides corporels: sang, lymphe …
  • ➾ Des énergies: Qi (au sens de la médecine traditionnelle chinoise) / Prana (médecine ayurvédique)
  • ➾ Des émotions, pensées et schémas comportementaux et/ou cognitifs.

En effectuant cette « thérapie par le vide », l’espace est à nouveau disponible pour le réagencement intérieur et accueillir le (re)nouveau en soi.

Et il n’y a rien à faire : le jeûne se charge de vous libérer.

Le jeûne purifie le corps … et l’esprit dans une certaine mesure !

Le métabolisme du jeûne

Le processus métabolique du jeûne est inscrit en nous et s’enclenche automatiquement lorsque nous renonçons volontairement à manger.

Ce renoncement temporaire et contrôlé offre une pause bien méritée à notre système digestif et neurovégétatif.

Déjà pleinement bénéfique en soi, cette mise au repos est aussi le déclencheur d’un mécanisme plus profond et puissant : notre organisme passe alors en mode de protection et régénération hautement bénéfique à la santé.

L’ensemble de nos forces d’autoguérison s’active pendant que notre corps enclenche son programme d’auto-restauration.

Un grand nettoyage métabolique se déploie jusqu’au niveau cellulaire où les gênes responsables de la synthèse d’enzymes réparateurs se mobilisent, permettant bien plus qu’une détoxination.

Il se produit une « remise à neuf » métabolique, une réinitialisation des biorythmes ainsi qu’un renouvellement des forces et une harmonisation de l’humeur, elle-même propice à la santé.

Nous ne rentrerons pas ici plus en détail dans la finesse et les subtilités des différents processus métaboliques enclenchés par la dynamique du jeûne. Tout cela fera l’objet d’un article détaillé à l’attention des analystes.


Les différents types de cure de jeûne


Au sein même de la famille « jeûne », on distingue 3 méthodes différentes et dont l’intensité des effets se reflète dans l’ordre croissant suivant :

Le jeûne Buchinger

Il s’agit d’un jeûne dit « modifié » car incorporant un apport calorique de 250 Kcal par jour.

Cet apport calorique, sous forme de jus de fruits et légumes, permet une entrée en douceur dans le processus du jeûne.

Cette méthode, mise au point par le Dr. Otto Buchinger au milieu du siècle dernier, est le fruit d’un compromis optimal constaté cliniquement entre le « confort » de la cure et ses effets thérapeutiques.

En effet, cet apport calorique « freine » le processus de détoxication, ce qui permet d’adoucir la crise d’élimination / curative.

Selon Buchinger, cette méthode offre sensiblement les mêmes effets que le jeûne hydrique tout en rendant l’expérience moins éprouvante.

Nota : il est en effet raisonnable de penser que ce « frein calorique » n’a que peu d’impact sur une période de jeûne prolongé (10 à 21 jours) tel que pratiqué dans les cliniques Buchinger.

L’impact sera par contre plus significatif pour une courte période de jeûne (1 semaine ou moins).

Le jeûne hydrique

C’est le jeûne ancestral, celui ayant le plus grand potentiel détoxifiant pouvant être conduit sur une longue période.

Les études montrent qu’un être humain en bonne santé de 1m70 et pesant 70Kg (soit un I.M.C de 24,2 Kg/m2) est en mesure de jeûner 40 jours en ne consommant que de l’eau.

On retrouve par ailleurs cette période limite de 40 jours dans l’histoire des religions et leurs écrits.

De tels jeûnes ont déjà fait l’objet d’un suivi médical rigoureux (pour l’époque) aux Etats Unis avec un volontaire, en 1976.

Une personne obèse ou en surpoids, par ex. avec un poids de départ de 90Kg (taille identique de 1m70, I.M.C. de 31,1 Kg/m2), pourrait théoriquement franchir ce seuil et atteindre 100 jours de jeûne (!).

En voilà une nouvelle encourageante pour la santé d’une partie croissante de la population … hors bénéfice planétaire !

Aujourd’hui le jeûne hydrique est moins austère et autorise les tisanes, bouillons de légumes et l’eau citronnée en centre détox.

Avec ce jeûne, contrairement au jeûne Buchinger, vous n’avez plus de « béquille », tant sur le plan diététique que psychologique. Vous vivez votre pleine autonomie et autosuffisance … et l’implication sur le plan psychologique va également dans ce sens.

Dans notre civilisation du toujours plus et assisté, il est bon et courageux de vivre cette expérience et le sentiment qui en résulte.

Les personnes ayant plusieurs jeûnes annuels à leur actif en viennent bien souvent à opter pour cette méthode de jeûne car elle offre le meilleur rendement d’efficacité détox sur un temps court (1 semaine).

Le jeûne sec

Cette méthode de jeûne est de la « haute voltige ».

Elle est particulièrement éprouvante pour l’organisme, qui supporte beaucoup moins bien le stress hydrique.

Il faut donc s’y engager avec une très grande prudence et en ayant déjà massivement assainit l’organisme par les 2 autres modalités de jeûne vu précédemment.

A notre connaissance, aucun centre n’encadre ce type de jeûne.

C’est au niveau individuel qu’une telle décision se prend et s’assume, en toute connaissance de cause.

S’il est entrepris, il trouve sa place dans le prolongement d’un jeûne hydrique d’au moins 3 ou 4 jours et pour une période allant de 1 à 2, voire 3 jours maxi !


Jeûne préventif ou Cure de jeûne thérapeutique ?


Le jeûne préventif prend parfois le nom de « Jeûne diététique » ou encore de « Jeûne de bien-être ».

De son côté, la cure de jeûne thérapeutique peut se retrouver sous le nom de « Jeûne curatif ».

Mais qu’est-ce qui distingue fondamentalement ces 2 terminologies ? Sont-elles justes ?

Nous avons vu précédemment que le jeûne a une action d’harmonisation globale de l’organisme (autorégulation à spectre large induisant l’autoguérison).

La cure de jeûne ne cible pas une action thérapeutique spécifique, sur tel ou tel organe ou processus métabolique.

En ce sens, son principe d’action et ses effets font de lui un outil thérapeutique « hors norme ».

Ses effets bénéfiques ne sont pas le fruit d’une prescription médicale ou d’un acte thérapeutique codifié.

Le corps s’autorégule, tout simplement.

Le jeûne enclenche un processus de sanogénèse global en éliminant progressivement ce qui entrave son fonctionnement optimal.

Au fur et à mesure de la déconstruction de ces entraves et de ce qui est superflu, l’organisme se « désencombre ».

L’ensemble des fluides vitaux (sang, lymphe, …) et de l’énergie peuvent alors à nouveau circuler librement et nourrir chaque cellule de l’être en cohérence avec l’ensemble.

Ainsi, même si l’aspect profondément curatif du jeûne se produit au-delà de 2 à 3 semaines d’une cure, le processus n’en reste pas moins le même : l’autorégulation et l’autoguérison de manière intrinsèque.

Il devient clair et évident que la distinction entre jeûne préventif et la cure de jeûne thérapeutique doit se faire sur un autre terrain que celui des effets bénéfiques (de bien-être puis thérapeutique) automatiquement enclenché par le jeûne car chacun d’eux surviendront si le temps de cure est suffisant.

La différence se joue dans le « cadre extérieur » : par une structure et un encadrement médicalisé !

Et cette distinction est de taille !

En effet, si l’état de santé de la personne est déjà amoindri et hautement dépendant de prises médicamenteuses, alors il est indispensable de disposer d’un accompagnement médicalisé qui pourra suivre précisément l’évolution des symptômes de chacune des pathologies et ajuster les dosages en fonction.

Seul le corps médical peut corriger ses propres prescriptions !

Dans les cliniques Buchinger, les analyses labo courantes se font même directement in situ pour plus de maîtrise et réactivité.

Ainsi, pour être plus précis et rigoureux, devrions-nous parler dans ce cas de « cure de jeûne médicalisée » ou de « cure de jeûne en centre médicalisé ».

Le jeûne est thérapeutique par nature !

Cliquez sur l’image en regard pour consulter la liste des Indications et contre-indications à la pratique du Jeûne.

Ecusson - Indications et Contre-Indications au Jeûne


Séjour de Jeûne : jeûner une semaine … ou davantage !


En effectuant une cure de jeûne, également appelée « stage de jeûne », vous offrez de vraies vacances à votre métabolisme, et en premier lieu à votre système digestif et immunitaire.

Il ne reste alors qu’un pas pour faire de cette expérience un pur bonheur : vous offrir le cadre qui vous tient à Cœur !

En effet, notre corps n’a besoin que d’une température ambiante agréable pour minimiser la sensation de froid induite par le jeûne et favoriser ainsi la détente et le relâchement.

Si vous pouvez en plus lui offrir quelques bons bains de soleil, sa tâche n’en sera que plus facile.

Vous préserverez ou augmenterez votre taux de vitamine D dont les effets bénéfiques ne sont plus à prouver pour un grand nombre de fonctions métaboliques, tels que le capital osseux, le système immunitaire et le moral.

Or un bon moral, c’est comme votre soleil intérieur qui brille.

Ça fait du bien.

Il vous donne de l’entrain, de la confiance et ouvre le champ des possibles.

Ces conditions favorisent votre « lâcher prise » durant la cure de jeûne.

Votre esprit est calme, serein, détendu et en d’excellentes dispositions pour accueillir une part essentielle de vous-même.

C’est un retour à vos sources, fort de l’expérience de la sagesse de vos expériences de vie.

Si de surcroit, vous choisissez un lien de stage qui vous tient à cœur, alors toutes les conditions seront réunies pour faire de votre séjour une expérience bien plus riche qu’un simple voyage « touristique ».

Une semaine de jeûne est une aventure (intérieure) qui offre du temps et de l’espace.

Un voyage vers Soi dans un cadre de rêve.

Douceur, soleil, nature et qualité d’accompagnement (professionnel et bienveillant) sont essentiels.


Jeûne et Randonnée ®


Cette expression déposée désigne un concept de séjour de jeûne dans lequel est associé la cure de jeûne avec une activité quotidienne de randonnée.

Ce concept est né en Allemagne sous l’impulsion de Dr. Helmut Lützner, chef de clinique Buchinger à Überlingen.

Le Dr. Lützner fût le premier à former des accompagnants de jeûne non-médecins à suivre un groupe de participants sur une courte période de cure de jeûne hors cadre médicalisé.

Ce concept allemand nommé « Fastenwandern » (Jeûne et Randonnée) a été introduit par les précurseurs du jeûne en France : Gisbert et Gertrud BÖLLING, dans les années 1990.

Aujourd’hui la Fédération Francophone de Jeûne et Randonnée ® (FFJR) regroupe de plus en plus de centres affiliés répondant à ces critères.

A noter que l’appellation « Jeûne et Randonnée ® » n’est pas en soi un type de cure de jeûne mais un type de séjour de jeûne.

On peut également retrouver cette appellation pour désigner la notion de stage de jeûne et randonnée.

Pure Detox a initialisé les démarches d’affiliation à la FFJR à l’automne 2016, en partenariat avec l’ISUPNAT (Institut Supérieur de Naturopathie).


Cure de jeûne en France : où faire une cure de jeûne ?


Il existe maintenant de nombreux centres de jeûne partout en France.

La plupart sont indépendants et certains se regroupent au sein de fédérations.

La plus connue et la plus ancienne est la Fédération Francophone de Jeûne et Randonnée ® (FFJR).

Dans le choix du lieu de votre cure de jeûne / détox, la possibilité de voyager en transport en commun (bus, train ou avion) est un sérieux atout si votre temps de transport est conséquent (plus de 2 à 3h).

Le temps du voyage est alors en soi un moment de repos et de détente appréciable, aussi bien en allant au centre, alors en phase terminale de descente alimentaire, qu’à la sortie de la cure.